3 millions de demandeurs d'emploi, c'est donc 3 millions de personnes hors du contexte de l'entreprise, qui n'apprennent pas de nouveaux outils, de nouvelles méthodes. Dans une économie de la connaissance, ce manque à gagner cognitif est évidemment pénalisant pour les demandeurs d'emploi, mais aussi pour l'économie française en tant que "compétiteur".
Une mesure simple et non couteuse pour remédier à cela serait de favoriser pour tous les demandeurs d'emploi, l'accès à des stages d'observation dans les entreprises volontaires de leur choix. Cette mesure, en aparence symbolique, pourrait avoir de nombreux effets de bord vertueux :
- maintenir un bon niveau de connaissance des demandeurs d'emploi en ce qui concerne les procédés et techniques de leur métier et de l'entreprise en général
- favoriser la mobilité professionnelle en permettant aux demandeurs d'emploi de découvrir de nouveaux métiers et secteurs d'activités
- permettre aux entreprises de repérer des talents chez des demandeurs d'emploi qui font preuve de leur motivation et de leur intérêt puisqu'ils ont choisi d'y passer du temps
- favoriser des contacts en situations et des échanges spontanés qui sont connus pour être propices aux recrutements
- rompre l'isolement des demandeurs d'emploi et leur redonner confiance en eux
- susciter ou confirmer des projets de création d'entreprises chez certains demandeurs d'emploi qui pourraient utiliser cet outil pour valider l'existence d'un besoin et leur capacité à y répondre
- Le chômage, c'est quand Il y a trop peu de travail pour occuper tout le monde
- Ah ? mais le travail, c'est pas pour fabriquer des choses utiles ? ça veut dire qu'il y a trop de choses utiles ?
- euh ...
Si seulement mobiliser des talents pour répondre à des besoins humains réels rapportait plus que d'acheter et revendre 60 fois une marchandise qui pourrait servir à ceux qui en ont vraiment besoin ... Les politiques n'ont-ils pas un rôle à jouer ici ?
