jeudi 21 novembre 2013

Quid de la politique ?

2013. Internet. L'intelligence collective globale est une force à laquelle aucun pouvoir ne peut plus s'opposer durablement. C'est une très bonne nouvelle pour la liberté et la justice, mais l'action politique ne devient-elle pas impossible ou inutile ?

Bien au contraire ! On n'a plus que jamais besoin de leadership pour tirer le meilleur de cette énergie, en la focalisant sur les problèmes essentiels, en tempérant les excès, en garantissant la libre expression de chacun dans le respect de l'autre et en faisant un travail continu de reformulation et de synthèse.

Les leaders politiques devront donc agir en facilitateurs de l'intelligence collective citoyenne et apprendre à dialoguer avec elle. Ce qu'ils perdront en pouvoir coercitif et en apparence de puissance, ils le gagneront en autorité et en rayonnement.

Ils devront notamment organiser une "société du care", car c'est lorsqu'il n'a pas à lutter pour sa survie que l'être humain peut penser, agir, créer, innover et entreprendre librement et efficacement.

mardi 10 septembre 2013

Et pourquoi pas des drones journalistes ?

Dans les zones dangereuses où l'attention de l'intelligence collective est requise, l'intervention de "drones journalistes" pourrait être particulièrement efficace.
Le principe : un drone sans fonctions offensives, qui serait contrôlé par un journaliste et qui lui permettrait de recueillir des images et des témoignages comme s'il était sur le terrain. Dans le cas d'un conflit armé par exemple, donner la parole à des belligérants permet de déplacer la confrontation sur un terrain verbal et d'accélérer ainsi la reconstruction de la paix.

Voir http://www.france24.com/fr/20130620-drone-nouveau-meilleur-outil-journaliste-information par exemple (reste à développer la fonction "interview").

dimanche 1 septembre 2013

Et si on surveillait plutôt les armes ?

Il faut une loi qui impose le tracking des armes ! Laisser des armes sans contrôle dans la nature est inadmissible en 2013 !

lundi 6 mai 2013

Vous reprendrez bien un peu de gâteau ?

Les comportements anti-synergiques en économie viennent de la conception (erronée) de la richesse comme un gâteau fini. C'est en réalité un gâteau extensible, notamment par l'innovation, c'est-à-dire en détectant et en adressant de nouveaux besoins. La bonne nouvelle, c'est que les besoins de l'homme sont infinis, mais ils peuvent être satisfaits à consommation de ressources naturelles constante, voire décroissante !

mardi 5 mars 2013

Question de style

Les systèmes excessivement dirigistes et le capitalisme dérégulé ont en commun d'aboutir à une hyperconcentration du pouvoir décisionnel. C'est cette dernière qu'il s'agit de combattre car elle n'est pas seulement injuste, elle est aussi contre productive.

mardi 22 janvier 2013

Récurrence

Concilier propriété intellectuelle et liberté d'expression est un véritable casse-tête. S'il faut choisir entre les deux, je préfère la liberté d'expression. En effet, une création n'est jamais le produit d'une personne isolée, mais plutôt d'une personne dans un contexte cognitif. Qu'aurait pu faire un Albert Einstein s'il était né à la préhistoire ? aurait-il eu les moyens de formuler ses intuitions, de les vérifier expérimentalement ?
Répartir la richesse entre l'inventeur et le contexte dont il a bénéficié est donc un premier pas vers un modèle un peu moins simpliste. On peut également considérer que c'est la notoriété acquise avec l'invention n qui permet de trouver les synergies et financements nécessaires à la création n + 1, ce qui rend moins indispensable la mise en place de droits exclusifs sur la diffusion de la création ou de ses réductions numériques. Il importe en revanche que l'inventeur puise déposer gratuitement son oeuvre, afin d'éviter le "vol de notoriété", ce qui est déjà possible, notamment grâce aux licences Creative Commons.

lundi 19 novembre 2012

Accélérer la pacification

Lorsque deux entités sont en conflit, il existe des moyens permettant à une entité tierce de pacifier les relations, grâce à un principe de neutralité "active".

Du point de vue de l'entité neutre (C), il n'y a pas d'ennemi, il s'agit seulement de faire en sorte que les porteurs d'armes décident de ne pas s'en servir.

1. Traitement des préjudices et transitivité du lien social :

Notons A et B les entités en conflit. Suite à des actes de violence, il y a eu des victimes dans les deux entités et leurs proches ont besoin d'une attention particulière. Il y a plus précisément 3 besoins auxquels la justice répond en temps normal : la reconnaissance du préjudice (qualification), la confrontation (verbale) de l'auteur de l'agression avec la victime ou ses représentants, et la production d'une décision préventive (enfermement, peine dissuasive, traitement médical parfois) afin d'empêcher de nouvelles actions violentes de la part de l'auteur. 

Dans le cas de violence multiples et réciproques entre deux entités, c'est évidemment inapplicable, car les procédures sont trop longues, et aussi car il n'y a pas forcément d'autorité juridique reconnue par les deux entités. Une entité tierce C, peut alors s'efforcer de répondre aux 3 besoins des victimes et de leur proches de façon accélérée et surtout de porter une attention égale aux victimes des deux entités. Chaque entité médiatrice créé ainsi un lien social renforcé avec l'entité A et l'entité B.

2. Exploration du champ des possibles post-conflit

Contrairement à une idée répandue, la situation de conflit ne peut satisfaire l'intérêt général de A ou de B. En effet, même si l'apparence d'un ennemi peut augmenter temporairement la cohésion interne à chacune des deux entités, cela ne compense pas le défaut de synergie pour l'entité A + B, qui est un problème commun aux deux entités. L'entité C peut alors intervenir pour aider à explorer le champs des possibles que les entités en conflit ne perçoivent que partiellement, et éventuellement proposer des synergies A + B + C.