Concilier propriété intellectuelle et liberté d'expression est un véritable casse-tête. S'il faut choisir entre les deux, je préfère la liberté d'expression. En effet, une création n'est jamais le produit d'une personne isolée, mais plutôt d'une personne dans un contexte cognitif. Qu'aurait pu faire un Albert Einstein s'il était né à la préhistoire ? aurait-il eu les moyens de formuler ses intuitions, de les vérifier expérimentalement ?
Répartir la richesse entre l'inventeur et le contexte dont il a bénéficié est donc un premier pas vers un modèle un peu moins simpliste. On peut également considérer que c'est la notoriété acquise avec l'invention n qui permet de trouver les synergies et financements nécessaires à la création n + 1, ce qui rend moins indispensable la mise en place de droits exclusifs sur la diffusion de la création ou de ses réductions numériques. Il importe en revanche que l'inventeur puise déposer gratuitement son oeuvre, afin d'éviter le "vol de notoriété", ce qui est déjà possible, notamment grâce aux licences Creative Commons.
Ce qui fait progresser l'humanité, ce n'est pas la sélection des individus, mais la sélection des idées par l'intelligence collective.
mardi 22 janvier 2013
lundi 19 novembre 2012
Accélérer la pacification
Lorsque deux entités sont en conflit, il existe des moyens permettant à une entité tierce de pacifier les relations, grâce à un principe de neutralité "active".
Du point de vue de l'entité neutre (C), il n'y a pas d'ennemi, il s'agit seulement de faire en sorte que les porteurs d'armes décident de ne pas s'en servir.
1. Traitement des préjudices et transitivité du lien social :
Notons A et B les entités en conflit. Suite à des actes de violence, il y a eu des victimes dans les deux entités et leurs proches ont besoin d'une attention particulière. Il y a plus précisément 3 besoins auxquels la justice répond en temps normal : la reconnaissance du préjudice (qualification), la confrontation (verbale) de l'auteur de l'agression avec la victime ou ses représentants, et la production d'une décision préventive (enfermement, peine dissuasive, traitement médical parfois) afin d'empêcher de nouvelles actions violentes de la part de l'auteur.
Dans le cas de violence multiples et réciproques entre deux entités, c'est évidemment inapplicable, car les procédures sont trop longues, et aussi car il n'y a pas forcément d'autorité juridique reconnue par les deux entités. Une entité tierce C, peut alors s'efforcer de répondre aux 3 besoins des victimes et de leur proches de façon accélérée et surtout de porter une attention égale aux victimes des deux entités. Chaque entité médiatrice créé ainsi un lien social renforcé avec l'entité A et l'entité B.
2. Exploration du champ des possibles post-conflit
Contrairement à une idée répandue, la situation de conflit ne peut satisfaire l'intérêt général de A ou de B. En effet, même si l'apparence d'un ennemi peut augmenter temporairement la cohésion interne à chacune des deux entités, cela ne compense pas le défaut de synergie pour l'entité A + B, qui est un problème commun aux deux entités. L'entité C peut alors intervenir pour aider à explorer le champs des possibles que les entités en conflit ne perçoivent que partiellement, et éventuellement proposer des synergies A + B + C.
Contrairement à une idée répandue, la situation de conflit ne peut satisfaire l'intérêt général de A ou de B. En effet, même si l'apparence d'un ennemi peut augmenter temporairement la cohésion interne à chacune des deux entités, cela ne compense pas le défaut de synergie pour l'entité A + B, qui est un problème commun aux deux entités. L'entité C peut alors intervenir pour aider à explorer le champs des possibles que les entités en conflit ne perçoivent que partiellement, et éventuellement proposer des synergies A + B + C.
mardi 23 octobre 2012
Effet de groupe
Etant donnés un groupe et une métrique de performance, c'est tout le groupe qui progresse lorsque les plus "forts" (relativement à la métrique choisie) s'intéressent aux besoins des plus "faibles".
jeudi 11 octobre 2012
Vous avez dit croissance ?
Il existe au moins deux grandeurs que l'on ne sait pas encore très bien mesurer et qui ont pourtant un rôle fondamental en économie. Il s'agit de la confiance et de la connaissance, qui ont la bonne idée de pouvoir croître indéfiniment, à effort et consommation de ressources naturelles constants. La création d'emplois publics ou aidés est un levier essentiel de l'Etat pour créer de la confiance, l'effet est encore multiplié si ces
emplois sont tournés vers la production et la diffusion de connaissance, cela peut être des postes d'enseignants, mais pas seulement, car dans une société en croissance, il n'y a pas que les enfants qui ont besoin d'apprendre et pas que les enseignants qui ont des choses à enseigner. Evidemment, vous l'aurez compris, une austérité exagérée, qui ne viserait qu'à réduire bêtement le nombre de fonctionnaires, et plus généralement à réduire l'intervention de l'Etat, c'est tout le contraire de la confiance !
Une croissance verte, utile et infinie de la confiance (qui est aussi un facteur évident de qualité de vie), et de la connaissance, qui permet de satisfaire de plus en plus de besoins humains à moyens constants, est donc tout à fait possible, avec un peu d'intelligence et d'imagination.
jeudi 20 septembre 2012
Le jour où les machines ...
Le jour où les machines auront une intelligence comparable à celle de l'homme, elles ne seront plus programmables.
lundi 23 juillet 2012
Spéculation, quand tu nous tiens ...
Les comportements spéculatifs ne créent pas vraiment de richesse, ils ne font qu'orienter des flux monétaires. Ils tendent par ailleurs à exploiter et à entretenir des situations de pénurie (de ressources naturelles, de produits alimentaires, de logements, d'emplois, ...) au lieu d'organiser l'abondance de réponses aux besoins humains avec une consommation de ressources naturelles raisonnable, ce qui devrait être l'objectif principal du système économique mondial. Peut-être que les comportements spéculatifs sont inévitables, mais si la régulation pouvait faire en sorte que l'activité économique soit d'abord utile aux hommes et, le moins possible, un jeu de hasard, ce serait une belle avancée.
mardi 1 mai 2012
Question de point de vue ...
Pour The Economist, la France est un produit financier, pour Nicolas Sarkozy c'est une entité économique qu'il faudrait pressurer pour la rendre plus performante (performante comment ? et pour qui ?), pour François Hollande, qui a une autre idée de la performance, c'est un endroit où l'on aimerait voir grandir et réussir nos enfants ...
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